Assurément, de vrais combattants de la liberté ces rebelles:
http://www.lepoint.fr/monde/syrie-des-v ... 586_24.phpDes vidéos particulièrement horribles montrant des rebelles syriens jetant des corps du toit d'un bâtiment ou égorgeant sauvagement un homme ont circulé lundi sur Internet et suscité l'indignation des ONG des droits de l'homme et de militants. Ces trois vidéos postées sur YouTube, qui n'ont pas pu être authentifiées ni datées et qui semblent avoir été tournées dans la région septentrionale d'Alep, montrent aussi un homme assassiné froidement.
Régime et rebelles, qui s'opposent depuis 17 mois en Syrie, sont accusés de violations des droits de l'homme et de meurtres. Le chef de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) Rami Abdel Rahmane a indiqué que si ces vidéos étaient authentifiées, il condamnait fermement ces "atrocités". L'un des documents montre une foule hurlant "Allah Akbar" (Dieu est le plus grand) en se rassemblant autour de plusieurs corps gisant sur la chaussée avant que trois autres victimes ne soient jetées du toit d'un bâtiment.
"Ce sont les héros d'al-Bab qui sont dans le bâtiment de la poste", assure le vidéaste, et lorsque le premier corps est jeté, la foule crie "c'est un chabbih" (un milicien progouvernemental). Les faits se déroulent dans la ville d'al-Bab, au nord d'Alep, près de la frontière avec la Turquie, mais il n'a pas été possible d'obtenir la date de cette scène atroce. Dans une autre vidéo amateur, un homme, les yeux bandés et les mains liées dans le dos, essaie de résister alors qu'un groupe le force à s'allonger sur la chaussée.
"Je préfère qu'on le tue par balle"
Les combattants lui crient "Assieds-toi !" et l'un d'eux crie : "Je préfère qu'on le tue par balle", mais un autre lui rétorque : "Non, tais-toi !" Alors que des gens crient aussi "Allah Akbar", un homme apparaît avec un petit couteau, l'égorge et son sang se répand sur la chaussée. "C'est le sort de tous les chabbihas et ceux qui soutiennent Bachar (al-Assad)", assure le cameraman. Ce dernier ajoute "Hamdoulillah" (louange à Dieu) et demande à l'égorgeur de s'arrêter, ce qu'il ne fait pas. "Bachar, c'est le sort de ton armée et de tes chabbihas", ajoute le caméraman.
Dans le troisième clip, tourné à Azaz dans la province d'Alep, un homme portant une barbe est sorti d'une voiture avec les mains attachées derrière le dos et jeté à terre. Un homme tire sur lui avec un pistolet et un autre l'achève avec un fusil mitrailleur. Ils tirent sur lui à plusieurs reprises et la victime meurt face au sol. "Si cette vidéo est authentifiée, ces atrocités portent atteinte à la révolution. Cela bénéficie au régime et aux ennemis de la révolution à l'intérieur et à l'extérieur" de la Syrie, a souligné Abdel Rahmane.
Dans la guerre civile qui ravage la Syrie, les assassinats de journalistes des médias officiels passent presque pour des faits anecdotiques.
Assassinats ciblés, enlèvements et disparitions forcées, attentats à l’explosif visant les rédactions des médias, le quotidien des professionnels des médias syriens est fait d’abîme et d’enfer. Dans le bourdonnement de la guerre civile qui ravage la Syrie et la succession sans fin de massacres des populations, les assassinats de journalistes des médias officiels passent presque pour des faits anecdotiques. Les journalistes syriens meurent en silence, dans la quasi-indifférence de l’opinion internationale. Par contre, les reporters étrangers, occidentaux surtout, victimes d’attentats ou de tirs de snipers, ont droit à la lumière et à la contrition universelle.
La mort à Homs, en avril dernier, sous les bombardements de l’armée syrienne, de Marie Colvin, 55 ans, correspondante de guerre américaine pour le Sunday Times, et de Rémi Ochlik, 28 ans, reporter-photographe, est la parfaite illustration de ce cynique deux poids, deux mesures. Pourtant, il ne se passe pas un jour sans que des journalistes syriens ne soient pris pour cible. Dernier assassinat en date, celui du journaliste de l’agence officielle syrienne Sana, Ali Abbas, exécuté avant-hier à son domicile à Jdaidet Artouz, dans la province de Damas.
Quand l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) accuse «des hommes armés inconnus» d’avoir perpétré le crime, l’agence officielle Sana désigne des «groupes terroristes armés».Vendredi, 10 août, une équipe de reporters de la chaîne de télévision publique Al Ikhbariya a disparu des radars. La reporter Yarah Saleh, le cameraman Abboud Tabarah, son assistant Hatem Abu Yehiah et leur chauffeur Housam Imad accompagnaient une colonne de l’armée syrienne en opération à Al Tal, au nord de Damas.
D’après l’OSDH, les journalistes auraient été capturés par une faction rebelle non identifiée. Al Ikhbariya, considérée par l’Union européenne comme «un instrument de propagande au service du président Assad», a été la cible d’un attentat le 27 juin à Drousha (sud de Damas). Des hommes armés avaient lancé un assaut à l’arme lourde contre le siège de la chaîne de télévision syrienne, tuant sept employés, parmi eux des journalistes.
Lundi 6 août, les bâtiments abritant la radio-télévision syrienne à Damas sont soufflés par une forte déflagration. Officiellement, l’explosion n’a fait que des blessés. Deux jours avant, le 4 août, Mohammad Al Saïd, présentateur vedette de la télévision officielle syrienne, enlevé à son domicile à la mi-juillet, a été exécuté.
Pour que cela «serve de leçon à tous ceux qui appuient le régime», justifie le front Al Nosra, le groupuscule intégriste ayant revendiqué le meurtre. Le 12 juin, deux journalistes d’Al Ikhbariya TV ont été blessés à Al Haffah (gouvernorat de Lattakié, nord-est de la ville : le véhicule dans lequel ils se trouvaient avait été pris pour cible par des tirs d’arme à feu. Mazen Mohammad avait été blessé à la main, le cameraman Fadi Yakoub avait quant à lui été blessé à la poitrine.
Par ailleurs, plusieurs rapts de journalistes ont eu lieu. Talal Janbakeli, cameraman de la télévision officielle syrienne, a été kidnappé, le 5 août, par la katiba Haroun Al Rachid qui a revendiqué l’enlèvement. Ahmed Thabet Mohssen, journaliste à Syria-News, un site d’information, a lui aussi disparu depuis le 1er août. Si l’organisation Reporters sans frontières (RSF) se montre prompte à dénoncer les arrestations et exécutions des blogueurs, vidéo activistes et autres «citoyens journalistes», crimes imputés aux forces loyalistes, l’ONG reste toutefois timide, très minimaliste quand il s’agit de victimes comptant parmi les professionnels des médias gouvernementaux. Dans un récent communiqué, RSF fait état d’«exactions en série» contre les médias officiels qu’elle condamne et rappelle que les acteurs de l’information sont protégés par la résolution 1738 du Conseil de sécurité des Nations unies
(el watan)
ou encore ces salafistes qui égorgent un soutien d'Alep à El assad
http://www.youtube.com/watch?v=E0z8CQXM ... r_embeddedOu encore dans Marianne2
Depuis plus d’un an maintenant les augures politiques et médiatiques annoncent la fin du régime syrien pour les jours qui viennent, la fin de la semaine ou la fin du mois en cours. Celle-ci paraît pourtant indéfiniment reportée. Après avoir repris le contrôle des principaux foyers islamistes du centre du pays (Homs, Hama), ainsi que des banlieues de Damas, l’armée loyaliste est en passe de réduire la rébellion dans la seconde ville du pays, Alep. Les insurgés bénéficient pourtant de lignes d’approvisionnement direct en armes de provenances diverses, en finances servies par les monarchies du Golfe et en assistance militaire fournie plus ou moins ouvertement par différents pays Occidentaux, dont la France.
A force d’incantations, les augures finiront sans doute par avoir raison. Le régime syrien à la tête d’un pays de taille moyenne et aux ressources limitées ne saurait résister indéfiniment à la pression conjuguée des armées occidentales qui assistent sa rébellion, aux théocraties islamistes qui la soutiennent financièrement, aux partis islamistes turc, irakiens, libanais et jordanien qui assurent sa logistique et son appui aux frontières. Face à une telle coalition, Bashar el-Assad peut encore gagner la guerre. Mais la Syrie ne se relèvera probablement pas de l’épreuve et s’enfoncera durablement soit dans la guerre civile soit dans la constitution de réduits communautaires hargneusement repliés sur eux-mêmes.
>> A lire sur Marianne2 : Syrie : un twittos témoigne du quotidien à Damas.
UNE BARBARIE EN CHASSE UNE AUTRE !
Mais plutôt que se réfugier dans les incantations, nos augures auraient peut-être intérêt à s’interroger sur l’extraordinaire capacité de survie du régime syrien qui est incontestablement une dictature féroce mais qui n’aurait tout de même pas dû résister aussi longtemps à la tête d’une armée qui lui demeure largement fidèle s’il n’était que l’expression du pouvoir d’un autocrate sanglant et de sa famille et s’ils ne comptait pas de partisans dans le pays. Et ces partisans, inaudibles de nos élites, ne sont autres que les minorités non-musulmanes ou non-arabes du pays dont elles représentent près de 30% de la population : chrétiens de toutes obédiences, alaouites, chiites, ismaéliens, druzes, une bonne partie des kurdes.
Tous sont promis à l’asservissement, voire au génocide, si la rébellion menée par les islamistes et leur fer de lance djihadiste s’empare du pouvoir comme en Libye, en Egypte, en Tunisie ou au Yémen avec l’étrange bénédiction des Occidentaux. C’est l’obstination des Occidentaux, France en tête, à soutenir et promouvoir partout l’islamisme politique au profit des pétromonarques wahhabites qui condamne les peuples arabes à devoir choisir partout entre dictatures militaires et théocraties imbéciles. L’avenir dira si les investissements massifs du Qatar et de l’Arabie dans nos économies en crise valaient cette complaisance à l’égard de la nouvelle barbarie qui remplace l’ancienne que nous avions encouragée et soutenues pendant tant d’années.
Bref, a part pour les esprit simpliste comme le tien, il n'y a pas d'un côté les gentils rebelles et de l'autre le méchant pouvoir.... Il y a des rebelles islamistes qui cherchent à renverser un pouvoir autoritaire...pour installer LEUR pouvoir totalitaire... et chasser ensuite les chretiens (de la même manière qu'on les égorge en Egypte), les chiites.... et tous ceux qui ne répondront pas aux exigences de l'islam radical.... Toutes les exactions se font au cri d'" Allah akhbar"
Pendant ce temps, le peuple trinque!