1975
Naissance le 24 mars d'Albin Zaim Kurti à Pristina (Yougoslavie).
199X
Il effectue des études en ingénierie des télécommunications à l'Université de Pristina tout en se politisant rapidement.
1997
Il s'engage dans la résistance pacifique contre le gouvernement de Slobodan Milošević. Intégrant le comité de direction de l'Union indépendante des étudiants de l'Université de Pristina, il organise des manifestations massives pour protester contre l'occupation des bâtiments universitaires par la police serbe.
1998
  • Il durcit son positionnement et rejoint le bureau politique de l'Armée de libération du Kosovo (UCK). 
  • Secrétaire politique d'Adem Demaçi, figure intellectuelle emblématique de la lutte indépendantiste albanaise.
1999
Au cours de la guerre du Kosovo et pendant les bombardements de l'OTAN en avril, il est arrêté par les forces de sécurité serbes. Maltraité, il est d'abord incarcéré au Kosovo avant d'être transféré dans des prisons de l'intérieur de la Serbie lors du retrait des troupes yougoslaves.
2000
En mars, un tribunal de Niš (Serbie) le condamne à 15 ans de réclusion pour "terrorisme" et "atteinte à l'intégrité territoriale de la Yougoslavie". Durant son procès, il refuse catégoriquement de reconnaître la légitimité de la cour serbe, déclarant ne reconnaître que "le tribunal de son propre peuple".
2001
Il est libéré le 7 décembre sous la pression de la communauté internationale, plus d'un an après la chute de Slobodan Milošević.
2005
Le 12 juin, il fonde le mouvement politique Lëvizja Vetëvendosje! (Autodétermination). Structuré autour d'une idéologie de gauche souverainiste, le mouvement prône une souveraineté totale du Kosovo, revendique le droit à un référendum sur l'union avec l'Albanie, et s'oppose frontalement à la présence de la mission d'administration de l'ONU (MINUK) par des campagnes massives de désobéissance civile.
2007
En février, il est arrêté à la suite de l'organisation d'une très violente manifestation de Vetëvendosje à Pristina contre le plan de paix Ahtisaari. La répression par la police internationale cause la mort de deux manifestants. Kurti sera condamné à neuf mois de prison pour ces événements.
2010
  • Le 12 décembre, Vetëvendosje participe pour la première fois à des élections législatives officielles
  • Député élu à l'Assemblée du Kosovo.
2014
Il épouse la chercheuse norvégienne Rita Augestad Knudsen en mars. Le couple aura une fille.
2015
En février, il cède la présidence formelle de Vetëvendosje à Visar Ymeri, tout en demeurant l'idéologue absolu du mouvement. En fin d'année, il s'illustre par des méthodes de contestation extrêmement radicales au sein de l'Assemblée : il est arrêté en novembre pour avoir lancé des grenades de gaz lacrymogène en plein hémicycle parlementaire afin de bloquer le vote d'un accord de normalisation avec la Serbie et d'un accord de démarcation frontalière avec le Monténégro.
2018
Le 21 janvier, à la suite d'une scission de l'aile sociale-démocrate modérée de sa formation, il reprend officiellement et directement la présidence de Vetëvendosje.
2019
Ayant lissé son image publique et recentré sa rhétorique sur la justice sociale et une lutte implacable contre la corruption (ce qui lui vaut le surnom de "Robespierre du Kosovo"), il mène son parti à la victoire lors des élections législatives du 6 octobre.
2020
  • Premier ministre au sein d'une coalition gouvernementale avec la Ligue démocratique du Kosovo (LDK). 
  • Son mandat est de très courte durée : le 25 mars, son propre partenaire de coalition (LDK) fait tomber le gouvernement via une motion de censure, invoquant des désaccords sur la gestion de la pandémie de Covid-19, sur fond de très fortes pressions diplomatiques de l'administration américaine de Donald Trump. Il quitte le pouvoir le 3 juin.
2021
  • Le 14 février, Vetëvendosje remporte un triomphe électoral historique en s'adjugeant plus de 50 % des suffrages aux législatives anticipées. 
  • Premier Ministre le 22 mars
2022
Fort de sa majorité, il applique une ligne diplomatique sans concession face à la Serbie. Il s'oppose farouchement à la création d'une association des municipalités à majorité serbe dotée de pouvoirs autonomes dans le nord du pays. Cette intransigeance déclenche un boycott des institutions par les Serbes du Kosovo, de violents affrontements locaux, et provoque une grave crise de confiance avec ses alliés occidentaux (États-Unis et Union européenne), qui accusent son gouvernement d'unilatéralisme et retardent l'intégration internationale du pays.
2025
Le pays plonge dans un profond blocage institutionnel à la suite des élections législatives de février, qui accouchent d'un parlement sans majorité absolue. Après de longs mois de paralysie et deux tentatives infructueuses pour former un gouvernement à l'automne, des élections législatives convoquées pour le 28 décembre débouchent sur une victoire décisive de Vetëvendosje (51,1 % des voix et 57 sièges).
2026
  • Premier Ministre investit le 11 février. Son gouvernement est soutenu par les partis des minorités non-serbes. 
  • Au printemps, l'Assemblée s'avérant incapable de rassembler le quorum de 80 voix requis pour élire un nouveau chef de l'État dans les délais constitutionnels, le Parlement est dissous en avril.
  • Son parti remporte les législatives du 7 juin lui assurant de rester au poste de Premier Ministre