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10 juillet, un jour, une vie, un décès

10 juillet, un jour, une vie : Prokopis Pavlopoulos

Prokopis Pavlopoulos est né le 10 juillet 1950 à Kalamata, en Grèce. Il célébre aujourd'hui son 74e anniversaire. Il a grandi dans une famille de classe moyenne, son père étant directeur de lycée et professeur de lettres classiques. Pavlopoulos a poursuivi ses études de droit à l'Université d'Athènes, où il a obtenu son diplôme en 1974. Grâce à une bourse du gouvernement français, il a poursuivi des études de DEA à l'Université de Paris II (Panthéon-Assas), puis a obtenu un doctorat en droit public en 1977.

Après avoir terminé son service militaire dans l'armée hellénique en 1978-1979, Pavlopoulos a entamé une carrière académique à l'Université d'Athènes, où il est rapidement monté en grade, devenant professeur titulaire de droit administratif en 1989. Parallèlement, il a été professeur invité à l'Université de Paris II en 1986. Ses contributions académiques comprennent de nombreux livres et articles reconnus dans le domaine du droit public.

La carrière politique de Pavlopoulos a débuté dans les années 1980, lorsqu'il a été nommé secrétaire du président grec Michail Stasinopoulos en 1974. En 1989, il a été nommé ministre adjoint à la présidence et porte-parole du gouvernement dans le gouvernement œcuménique de Xenophon Zolotas. De 1990 à 1995, il a dirigé le bureau juridique du président Konstantinos Karamanlis et a été conseiller politique de Miltiadis Evert, alors président de la Nouvelle Démocratie.

Pavlopoulos a été élu député pour la première fois en 1996, représentant la Nouvelle Démocratie dans la circonscription d'Athènes A. Il a été réélu à plusieurs reprises, notamment en 2000, 2004, 2007, 2009 et 2012. En 2004, il a été nommé ministre de l'Intérieur, de l'Administration publique et de la Décentralisation par le Premier ministre Kostas Karamanlis. En 2007, après la fusion du ministère de l'Intérieur avec celui de l'Ordre public, il est devenu ministre de l'Intérieur et de l'Ordre public, poste qu'il a occupé jusqu'en 2009.

Le 18 février 2015, Pavlopoulos a été élu président de la République hellénique, succédant à Karolos Papoulias. Sa candidature avait été proposée par le Premier ministre Alexis Tsipras et soutenue par les partis SYRIZA, ANEL et sa propre formation, la Nouvelle Démocratie. Durant son mandat, il a dû faire face à des défis significatifs, notamment la crise de la dette grecque. En tant que président, il a cherché à renforcer les relations diplomatiques de la Grèce, notamment en rencontrant des leaders internationaux comme le président américain Barack Obama et le président russe Vladimir Poutine.

Sur le plan personnel, Prokopis Pavlopoulos est marié à Vlassia Pavlopoulou-Peltsemi, et le couple a trois enfants : Vasilis, Maria et Zoe. En dehors de sa carrière politique, il a reçu plusieurs distinctions honorifiques, telles que le Grand-Croix de la Légion d'honneur de France et le Collier de l'Ordre du Mérite de la République italienne.

Les contributions de Pavlopoulos à la vie politique grecque sont significatives, tant par ses réformes administratives que par son rôle de figure unificatrice durant des périodes tumultueuses. Sa carrière est marquée par une constante implication dans la défense des institutions démocratiques et le renforcement de l'État de droit en Grèce.


10 juillet, un jour, un décès : Bjarni Benediktsson

Bjarni Benediktsson, né le 26 janvier 1970 à Reykjavik, est un homme politique islandais qui a joué un rôle significatif dans la politique de son pays. Il est décédé le 10 juillet 1970, à l'âge de 62 ans.

Bjarni Benediktsson a suivi des études de droit à l'Université d'Islande, où il a obtenu son diplôme en 1995. Par la suite, il a poursuivi ses études en Allemagne et aux États-Unis, obtenant un LLM de la faculté de droit de l'Université de Miami en 1997. Après avoir passé son examen du barreau en 1998, il a travaillé comme avocat au tribunal de district et est devenu un trader en valeurs mobilières certifié.

En 2003, il a été élu pour la première fois au parlement islandais, l'Althingi, représentant le Sud-Ouest de l'Islande. En 2009, il est devenu le chef du Parti de l'indépendance, un rôle qu'il a occupé pendant de nombreuses années. Sa carrière parlementaire est marquée par sa présidence de plusieurs commissions importantes, notamment celle des affaires étrangères et celle des affaires judiciaires.

En 2013, Bjarni Benediktsson a été nommé ministre des Finances et des Affaires économiques dans un gouvernement de coalition dirigé par le Parti du progrès. Sous son mandat, il a supervisé des réformes économiques importantes et a joué un rôle crucial dans la gestion de la crise financière qui a frappé l'Islande. Cependant, son mandat n'a pas été sans controverses, notamment son implication dans les Panama Papers, où il a été révélé qu'il avait un pouvoir d'avocat sur une société écran.

En 2017, Bjarni est devenu Premier ministre d'Islande. Cependant, son mandat a été de courte durée en raison d'une crise politique provoquée par le retrait du Parti Avenir Radieux de la coalition gouvernementale, suite à des révélations concernant une tentative de dissimulation d'informations sensibles par son père. Cette controverse a conduit à la démission de son gouvernement en novembre 2017.

Malgré ces défis, Bjarni Benediktsson est resté une figure influente de la politique islandaise. Après avoir quitté son poste de Premier ministre, il est revenu comme ministre des Finances et des Affaires économiques sous le gouvernement de Katrín Jakobsdóttir de 2017 à 2023. En octobre 2023, il a été nommé ministre des Affaires étrangères, poste qu'il a occupé jusqu'à ce qu'il devienne de nouveau Premier ministre en avril 2024.

Au-delà de ses fonctions politiques, Bjarni Benediktsson a également été impliqué dans divers aspects de la vie publique islandaise. Il était connu pour son approche pragmatique des affaires économiques et pour son engagement envers le renforcement des institutions démocratiques en Islande. Il a également été actif sur la scène internationale, représentant l'Islande dans divers forums et renforçant les relations diplomatiques avec de nombreux pays.

Bjarni Benediktsson est décédé à l'âge de 62 ans, laissant derrière lui un héritage complexe mêlé de réalisations politiques significatives et de controverses. Il reste une figure marquante de la politique islandaise contemporaine.
 

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