GUINÉE

Mamady Doumbouya
Président

Bah Oury
Premier Ministre
La Guinée, surnommée le « château d'eau de l'Afrique de l'Ouest », possède une géographie diversifiée divisée en quatre régions naturelles. La Guinée maritime abrite le littoral atlantique et la capitale Conakry, tandis que la Moyenne-Guinée est dominée par les massifs montagneux du Fouta-Djalon, source de fleuves majeurs comme le Sénégal et le Niger. La Haute-Guinée se caractérise par ses vastes savanes arides, et la Guinée forestière, au sud-est, offre un relief accidenté couvert de forêts denses et riches en biodiversité, incluant les monts Nimba.
Régime
République
Capitale
Conakry
Langue(s) officielle(s)
Français
Sur le plan historique, le pays a été le berceau de grands empires médiévaux (Ghana, Mali, Songhaï) avant la colonisation française à la fin du XIXe siècle. La Guinée a marqué l'histoire de la décolonisation en 1958 en étant la seule colonie française d'Afrique subsaharienne à rejeter par référendum la Communauté proposée par De Gaulle, accédant ainsi à l'indépendance immédiate sous la direction de Ahmed Sékou Touré. Ce choix a conduit à une rupture brutale avec la France et à l'instauration d'un régime socialiste autoritaire qui a duré jusqu'en 1984, suivi par plusieurs décennies de régimes militaires et de transitions démocratiques fragiles.
Superficie
245,857.00 km²
Population
17.521.167 habitants
Unité monétaire
Franc guinéen
La Guinée est une république unitaire organisée de manière très centralisée. Le territoire est découpé en sept régions administratives et une zone spéciale pour la capitale, elles-mêmes subdivisées en 33 préfectures et des centaines de communes urbaines et rurales. Ce maillage permet à l'État de projeter son autorité depuis le centre vers la périphérie via des gouverneurs et des préfets nommés directement par le pouvoir exécutif.
Actuellement, le pays fonctionne sous un régime de transition régi par une Charte provisoire qui remplace la Constitution. Le pouvoir exécutif est concentré entre les mains d'un organe militaire de direction et d'un gouvernement technique. Le rôle législatif, habituellement dévolu à une Assemblée nationale, est assuré par un conseil de transition composé de représentants des forces vives de la nation, chargé de préparer les futures institutions et de rédiger une nouvelle loi fondamentale.
Le système judiciaire complète cette structure en tant que troisième pouvoir, bien qu'il traverse une phase de restructuration profonde. L'objectif affiché de cette organisation transitoire est de stabiliser l'administration publique et de redéfinir les règles du jeu politique avant un retour à l'ordre constitutionnel classique, où les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire retrouvent leur équilibre traditionnel.