GAMBIE
LISTE DES ÉLECTIONS
EXÉCUTIF


GÉOGRAPHIE, HISTOIRE & POLITIQUE
La Gambie est une enclave quasi totale à l'intérieur du Sénégal, formant une fine bande de terre qui épouse les méandres du fleuve Gambie sur environ 320 kilomètres, à l'exception de sa courte façade ouest ouverte sur l'océan Atlantique. Ce territoire plat et exigu, l'un des plus petits d'Afrique continentale, est dominé par un écosystème fluvial entouré de savanes soudaniennes et de mangroves. L'axe hydrographique central dicte l'ensemble de l'aménagement du territoire, concentrant les dynamiques agricoles, le réseau de transport et la répartition démographique, particulièrement dense autour de la côte et de l'estuaire.
Historiquement, l'espace gambien a d'abord été une zone de confluence sous l'influence des grands empires ouest-africains, notamment le Mali et le Kaabu, avant de devenir un point névralgique de la traite transatlantique dès le XVe siècle en raison de la navigabilité exceptionnelle de son fleuve. Colonisée par la Grande-Bretagne, qui l'a formellement séparée du Sénégal francophone à la fin du XIXe siècle, la Gambie accède à l'indépendance en 1965 en conservant une relative stabilité jusqu'au coup d'État militaire de 1994. S'en est suivie une période d'autocratie répressive de plus de vingt ans, brutalement rompue par une transition démocratique sous tension en 2017, actée par les urnes et sécurisée par une intervention militaire de la CEDEAO pour imposer le respect des résultats électoraux.
Le système politique actuel s'articule autour d'une république présidentielle fortement centralisée, en pleine phase de consolidation institutionnelle post-autoritaire. Le pouvoir exécutif est détenu par un président de la République, élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans, qui cumule les prérogatives de chef de l'État et de chef du gouvernement. Le pouvoir législatif est monocaméral, incarné par une Assemblée nationale composée de députés majoritairement élus au scrutin uninominal majoritaire à un tour, et complétée par une minorité de sièges pourvus par nomination présidentielle. La dynamique institutionnelle contemporaine est marquée par un processus de justice transitionnelle et des débats sur la révision constitutionnelle, visant notamment à instaurer une stricte limitation du nombre de mandats exécutifs et à consolider l'indépendance du pouvoir judiciaire.